J'ai l'impression d'être ailleurs. Je me lève tous les matins, et je n'ai qu'une hâte : celle d'arriver au soir pour pouvoir me recoucher et me dire qu'une nouvelle journée vient de se terminer. C'est irrationnel évidemment. Je n'ai à me plaindre de rien, et pourtant je me trouve dans une langueur monotone, dans une torpeur dont je n'arrive pas à sortir. J'ai oublié tout ce pour quoi je me battais. Je me traîne dans ce mois d'août, essayant de ne pas penser à cette nouvelle année qui m'attend, à ce que le mois de septembre me réserve comme surprises. Cela me semble tellement loin, tellement flou.

 

Paradoxalement, c'est dans ces moments de torpeur où j'ai l'impression d'être le plus en accord avec moi-même. Je suis en introspection, dans mes pensées, avec mes idéaux pour me tenir chaud. Je regarde le monde et je ne le comprends pas. Bien sûr, je suis une incorrigible idéaliste, avec le lot de déceptions et de naïveté que cela peut entraîner... Mais ça me plaît. J'aime lire des livres si beau, si empreint de vérité que je me prends à rêver. Parfois, j'ai même l'impression qu'un événement inoui, de ceux qu'on ne trouve que dans les fictions, va se produire.

Les écrivains sont les seuls êtres à vivre leurs idéaux. Ils inventent d'un bout à l'autre un monde, une vie qu'ils façonnent à leur guise.

Quoi de plus beau ?